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Bienvenue dans SAPIENS

Compte tenu des nouvelles techniques que je commence à m'approprier( wiki, guppy, blog, etc), Sapiens est en refonte totale, mais en attendant que les articles anciens soient à nouveau en ligne, vous pouvez vous rendre sur les sites suivant:

- mon premier site de réflexion économique "yhad-€conomie"

- le site du Mouvement Sociétal: http://www.societal.org , qui vous donnera également accès au wiki du sociétalisme , au site les faux monnayeurs, au site des objectifs

et lire ces 4 livres :

La dette publique, une affaire rentable.
À qui profite le système ?

André-Jacques Holbecq et Philippe Derudder

(2008)

Éditions Yves Michel - 160 p. - Prix : 12 € - ISBN : 978 2 913492 56 1

Podcast: une interview d'une vingtaine de minutes par Yves Michel, éditeur, en ligne sur son blog , à propos de la création monétaire et de la dette .

La préface d'Étienne Chouard:

Tous les citoyens devraient parfaitement connaître les mécanismes élémentaires de la création monétaire et de la dette publique : notre émancipation politique et économique dépend directement — et inévitablement — de notre émancipation monétaire. À ce simple titre, ce livre est important et pourra sans doute changer votre compréhension du monde, comme il a changé la mienne.

J’étais, en 2005, tout entier consacré à l’analyse de nos institutions (françaises et européennes) ; j’avais compris, cette même année, que ce n’est pas aux hommes au pouvoir d’écrire les règles du pouvoir, que tous les abus de pouvoir étaient rendus possibles par la malhonnêteté des processus constituants. Je discutais sur mon forum des grands principes d’une bonne Constitution, et nous écrivions sur le wiki une Constitution d’origine Citoyenne, ce que j’appelle le site du «Plan C».

J’avais donc commencé à construire un outil — que je crois inédit et prometteur — pour une prochaine émancipation générale. Mais je négligeais complètement, par ignorance, un point absolument essentiel, un point à cause duquel toute solution politique semble effectivement interdite. André- Jacques Holbecq est venu un jour sur le forum du Plan C et a créé un fil étrange dont le titre était «Reprendre la création monétaire aux banques privées»…

La réaction fut rapide et le fil de discussion est devenu un des plus actifs et riches du site : nous progressons tous ensemble assez vite sur ce sujet décisif et méconnu: ce sont les banquiers privés qui maîtrisent le pouvoir politique, et la maîtrise privée de la création monétaire est un verrou diabolique qui interdit en profondeur tout droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.

Par habitude, par ignorance, par négligence, nous acceptons sans le savoir une profonde servitude non nécessaire: il n’y a rigoureusement aucune raison d’abandonner la création monétaire aux banques privées.

Ainsi, des sommes considérables, celles des intérêts de toute cette création monétaire privée, sont retirés depuis des décennies à la collectivité française, dans la plus grande discrétion et sans la moindre justification politique ou économique, et sans le moindre débat public sur le sujet.

De plus, une dette publique extravagante, annuellement renouvelée, complètement asphyxiante pour les services publics et pour le bien-être général est née de cette invraisemblable ponction. Cette dette est très injustement imputée à la prétendue incurie de l’État : il n’en est rien, puisque les dépenses publiques restent assez stables en France depuis des décennies. Non, c’est bien d’un racket privé de la richesse publique qu’il est question à la source de la dette publique, depuis 1973 en France, et partout dans le monde ; à l’évidence, l’internationale des banques existe déjà bel et bien, et il est plus que temps de la repérer et d’en décrire les méfaits.

Comprendre cette servitude injuste et la faire connaître à tous les citoyens, c’est déjà préparer notre prochaine libération.

Puisqu’on m’en donne ici l’occasion, je vais remercier André- Jacques Holbecq et Philippe Derudder du fond du cœur : ils ont, dans leurs différents livres, écrits seuls ou en commun, considérablement enrichi mon analyse politique des abus de pouvoir en me rendant sensible un rouage déterminant dans l’oppression des hommes (nés libres) par le travail forcé. Tous deux cherchent honnêtement, ils écoutent tout le monde, ils passent des milliers d’heures à expliquer et expliquer encore ce qu’ils ont compris.

Et, puisqu’il est presque mon voisin, André- Jacques devient un ami ; et je le vois progresser à toute vitesse, en nous emmenant avec lui. Il est généreux et pragmatique, il reconnaît tout naturellement ses erreurs, son action est utile, très utile, pour le bien public.

Je suis heureux de l’avoir rencontré et je vous engage à le découvrir à votre tour.

Étienne Chouard ----

 

Quatrième de couverture :

« Il faut réduire la dette ! ». On crie à la faillite ! Tel un père qui demande instamment à ses enfants d'aller ranger leur chambre, notre gouvernement nous dit : « Assez de cette gabegie ! Il est temps de devenir sérieux, remettez vos prétentions sociales au tiroir, l'heure est au travail et aux économies ».

Ce qu'on ne nous dit pas, c'est qu'il y a une quarantaine d'années, l'État français n'était pas endetté, à l’instar de la plupart des autres nations, d'ailleurs. En moins de quarante ans nous avons accumulé une dette colossale qui avoisine les 1200 milliards d'euros ! Pourquoi ? S'est-il produit quelque chose qui a fait que l’on ait soudain besoin de recourir à l'emprunt, alors qu'auparavant on se suffisait à nous-mêmes ? Et si tel est le cas, qui en bénéficie vraiment ? Qui émet la monnaie ?

André- Jacques Holbecq et Philippe Derudder nous disent les vraies raisons de la dette et dénoncent les mécanismes destructeurs scrupuleusement occultés. Vulgarisateurs de la « chose économique », leur but est de permettre aux citoyens de « savoir », afin qu'ils ne se laissent pas impressionner par les épouvantails que l'on agite sous leur nez. Afin de comprendre surtout que nous avons tout pour relever l'immense défi humain et écologique de notre temps et que la dette et l'argent ne sont que « vrais-faux » problèmes.

 

 

 

Les 10 plus gros mensonges sur l'économie

Philippe Derudder et André-Jacques Holbecq

(2007)

Éditions Dangles, 265 p, 16 € - ISBN: 978-2-7033-0695-5

Aujourd’hui, Molière aurait sans doute pris pour cible les économistes au lieu des médecins. La « saignée », panacée de son temps, aurait fait place à la « croissance », prétendue solution à tous nos maux. Au latin a succédé un jargon incompréhensible. Seule solution : s’en remettre aux experts. Dormez bonnes gens ! Ceux « qui savent » s’occupent de votre bonheur…

À défaut, ils ont, en tout cas, réussi à dégoûter de l’économie « M. et Mme Tout-Le-Monde ». Ce n’est pas leur lecture de chevet.

Puisse ce livre changer la donne, car tant que le citoyen ne reprendra pas le pouvoir sur l’économie, il en restera l’esclave.

L’ambition de cet ouvrage est donc d’aider chacun à reprendre ce pouvoir en se libérant de la manipulation qu’exerce sur nous des théories assénées en vérités absolues, des idées toutes faites et de fausses croyances.

Si vous croyez en particulier que :

- L'Etat fabrique l'argent qui est garanti par l'or
- Les banques prêtent l'argent des épargnants
- On ne peut pas le faire, « ça coûte » trop cher
- La dette appauvrit la Nation, il faut la rembourser !
- Toute production ne se justifie que si elle est rentable
- Il faut soutenir la croissance pour dynamiser l’emploi
- Baisser les prix, c’est défendre le pouvoir d’achat
- Il faut lutter contre l'inflation pour sauvegarder l'emploi
- On vivrait beaucoup mieux si on payait moins d'impôts.
- La mondialisation, une promesse de prospérité pour tous les peuples

... alors, ce livre est fait pour vous : ne vous laissez pas désinformer plus longtemps !

 

Une alternative de société: l'écosociétalisme

Où l'intérêt particulier rejoint l'intérêt collectif

(2005)

Éditions Yves Michel, collection Économie, 165 p, 14,50 € - ISBN: 2 913492 34-7

Préface de PATRICK VIVERET

Le livre d'André-Jacques Holbecq appartient à cette littérature bien exprimée par les promoteurs historiques de l’économie sociale et solidaire, les Owen, les Proudhon, les Fourier ou les Godin, celle de l’utopie concrète.

Utopie au sens originel d’un autre lieu permettant un autre regard sur le monde et cet autre regard permettant lui même de penser d’autres solutions à des problèmes vus sous un angle neuf. Mais utopie concrète car la radicalité de cette autre approche est au service de propositions extrêmement précises, détaillées voire chiffrées. Cette méthode a l’avantage de permettre la discussion démocratique : sur la monnaie, le capital, les revenus, les modalités de création d’une nouvelle « societaxe » très originale, cette approche permet d’ouvrir des questionnements, des adhésions souvent, des désaccords parfois. Dans tous les cas on y trouvera un stimulant passionnant pour toutes celles et ceux qui ne se satisfont pas des dégâts écologiques et humains que produit ce que Joseph Stiglitz a nommé le « fondamentalisme marchand » dans son livre « la grande Désillusion ».

Un lecteur qui n’aurait pas lu d’autres textes d’André Jacques Holbecq pourra certes se trouver quelque peu désarçonné par le propos presque technique de l’auteur. C’est en effet que celui ci a choisi dans cet ouvrage de s’affronter aussi précisément que possible à la concrétisation des formes d’alternative à promouvoir au cœur de ce projet qu’il nomme l’écosocietalisme. Le terme renvoie à la dimension tout à la fois écologique et sociétale d’un projet alternatif plus large que la vision trop souvent étroite que nous nous faisons du domaine « social » . L’économie sociale et solidaire l’utilise de plus en plus souvent par exemple par la pratique du « bilan sociétal » qui permet une évaluation de l’activité de l’entreprise sur des critères écologiques et sociaux et pas seulement économiques et financiers ou par l’expérimentation en démarrage, dans le cadre d’un programme Equal européen, d’un projet de monnaie d’utilité écologique et sociale, le "sol".

Si ce type d’ouvrage vient à son heure c’est que nous sommes dans une période historique critique où nous avons besoin de traiter les racines des principaux problèmes auxquels est confrontée l’humanité

Souvenons nous de la phrase d'Antonio Gramsci: l'ancien monde est en train de mourir, un nouveau monde est en train de naître, mais dans cette période intermédiaire, des monstres peuvent apparaître. Nous sommes en train de vivre cette période, et les monstres sont apparus, avec des logiques irrationnelles et de grands dérapages collectifs, comme les guerres, les fondamentalismes et les terrorismes qui y sont associés..

Rappelons-nous les analyses prophétiques des années Trente, applicables à notre crise actuelle. Keynes avait parlé non pas d'une crise économique mais d'une crise de l'économique, car nos sociétés sont structurées autour de la lutte contre la pénurie et la rareté, alors que le problème actuel est souvent celui d’une abondance, qu'on ne sait pas gérer et qui génère ce que Keynes osait nommer , dans ses « Essais sur l’économie et la monnaie » une dépression nerveuse collective.
Les symptômes de la crise sont particulièrement visibles dans nos sociétés matériellement sur-développées, mais en voie de sous-développement sur le plan affectif, éthique et spirituel. En effet, nos sociétés, de plus en plus fascinées par les technologies de communication souffrent en réalité d'une triple rupture de communication : avec le cosmos et la nature, dans le rapport avec nous-mêmes (intériorité, sagesse, méditation) et dans le rapport à autrui.

Il faut entendre les grands dérèglements actuels, et y voir la nécessité de changer de paradigmes, de paramètres sociaux et économiques. Par exemple, l'essentiel de l'activité humaine est pensé autour de l'activité économique, une économie réduite à sa composante productiviste et industrielle, dont les effets destructeurs - sur l'environnement, et le tissu social - sont avérés. Ce modèle n'offre aux hommes qu'une seule perspective, devenir un producteur compétitif, l'autre étant un rival dans cette compétition. C'est la logique guerrière de la domination, de la captation des savoirs et du sens, de la possession des biens, et de l'autre. Dans ce modèle, on compense la pauvreté du projet d vie par une excitation dans l'ordre de l'avoir (consommer, posséder, dominer) et par le divertissement au sens pascalien du terme.
A cette logique en impasse s'oppose une autre logique, celle de ce que Pierre Rahbi nomme la « sobriété heureuse » ou Majid Rahnema « la simplicité volontaire ». C’est une logique de l’art de vivre et du bien être en entendant pleinement le terme " être " dans ce terme trop souvent banalisé.

La logique de l'avoir est illustrée par cette phrase de Gandhi : Il y a suffisamment de ressources sur cette planète pour répondre aux besoins de tous, mais pas assez pour satisfaire le désir de possession de chacun. Cette logique a une limite écologique évidente. En termes d'empreinte écologique, on a mesuré que si les pays en développement adoptent le mode de vie des pays riches, il faudrait l’équivalent de plusieurs planètes en 2050. !On comprend bien que le vieux monde ne peut plus continuer sur de telles bases.

En matière de climat, au lieu des petits pas du protocole de Kyoto -que l’on n'applique pas alors qu'il est déjà insuffisant - il faut des politiques publiques qui disent la vérité, et mettent en place les conditions démocratiques et culturelles pour examiner ensemble ce qu'il faut faire, si nous voulons éviter le désastre.

Nous parlons là d'une cure de désintoxication radicale : il ne s'agit pas de " verdir " le mode de développement actuel, mais d'en changer totalement la nature.
Il faut aussi changer nos modes de comptabilité nationale, car nos calculs des richesses sont en grande partie contre-productifs. C’est une erreur de penser qu'il y a d'une part des entreprises productrices de richesses, et d'autre part des activités qui ponctionnent ou prélèvent les richesses. Une entreprise serait impuissante dans un monde où l'eau serait devenue inconsommable, la terre empoisonnée et l'air irrespirable. Le non sens est le même si la population est illettrée et en mauvaise santé, du fait du démantèlement des services publics, ou si l'incivilité se développe. Ce qui veut dire que les biens communs essentiels (environnement, santé publique, morale civique...) sont aussi fondamentaux que la création et la transformation de richesses réalisée au sein de l’entreprise.

Voilà quelques unes des raisons qui nous poussent à écouter ceux qui, comme André-Jacques Holbecq et les membres de son collectif , le "GRESSO", cherchent à donner un contenu concret aux projets alternatifs . C’est le mérite de ce livre que d’y contribuer avec force.

Patrick Viveret


Philosophe, Magistrat à la Cours des Comptes
Auteur, entre autres, du rapport "Reconsidérer la Richesse" (éditions de l'Aube) et de " Pourquoi ça ne va pas plus mal ?" (Editions Fayard)

Un regard citoyen sur l’économie

Sortir de la "pensée unique"

André-Jacques HOLBECQ

Éditions Yves Michel, collection Économie, 262 p, 17 € - ISBN: 2 913492 11 8

(2002)

Chaque citoyen doit-il se satisfaire de contribuer, par son travail et son rôle de consommateur, au système économique en place ? L’accroissement des inégalités sociales et l’avenir qui sera réservé aux générations futures, aux peuples de la planète, peuvent-ils le laisser indifférent ?

Non, et l’auteur, de même que les participants à cet ouvrage, se sont un jour insurgés contre l’ignorance dans laquelle tout citoyen est maintenu. Ils ont décidé d’apporter leur pierre au mouvement croissant de prise de conscience sociale et associative de lutte contre la mondialisation financière ultra libérale (ex : ATTAC, Porto Alegre), pour le revenu citoyen, l'annulation de la dette des pays pauvres, le commerce équitable, l'économie durable et réparatrice, etc.

Ils démontrent avec clarté, chiffres et calculs à l’appui, que rien n’est scientifique dans l’économie, et que les affirmations médiatiques qui nous sont martelées sans cesse ne sont que des conditionnements. En fait, le pouvoir politique est totalement inféodé au pouvoir économique qui le tient dans une "pensée unique" au seul profit de la financiarisation du monde. Cette tendance n’a rien d’inéluctable, sauf notre négligence d’y regarder et notre passivité si ce n’est notre collaboration.

Leur mérite est de mettre en lumière les mécanismes de la macro-économie, les flux de monnaie, produits, impôts, intérêts... et c’est saisissant ! Voilà qui donne des arguments et une furieuse envie d’approfondir les pistes proposées ici, et d’interpeller tous les élus !

Parce qu’au fond, l’abondance pour tous, la fin du chômage ainsi que du gaspillage des ressources et des destructions de "surplus", ne tiennent qu’à une volonté politique ; tous les moyens sont disponibles.

Il est vrai que cela nécessite quelques ajustements, entre les banques centrales et les états, par exemple. Et pourquoi ne pas y pourvoir, lorsqu’on sait que chaque citoyen a tant à y gagner ?...


Introduction de "Un regard citoyen sur l'économie"

Sans doute êtes-vous comme nous, auparavant. Vous pensez : L'économie est une science complexe, elle doit être réservée aux spécialistes.

Dans cet ouvrage, nous allons tenter de vous démontrer l'inverse. Mais nous allons surtout tenter de vous démontrer que certains économistes et financiers, comme le dit Bernard Marris dans son livre "lettre ouverte aux économistes qui nous prennent pour des imbéciles", non contents de nous prendre effectivement pour des imbéciles, nous maintiennent, par des affirmations sans fondement, dans un ultra-libéralisme totalitaire, qui n'a que pour effet d'amplifier la crise mondiale, d'augmenter le nombre de pauvres sur la planète, d'accroître les fractures sociales importantes…

Nous nous adressons aussi aux femmes et aux hommes qui nous gouvernent, et nous incluons dans ceux-ci tous les hauts fonctionnaires ou autres "experts", pour la plupart sortis du même moule. Avec une question sous-jacente: "est-il possible qu'ils ne sachent pas ?"

S'ils ne savent pas, ils sauront peut-être s’ils lisent ce livre. S'ils savent déjà, hé bien vous serez sur un pied d'égalité avec eux, car, vous aussi, vous saurez !

Vous saurez que lorsque vous entendez  "on ne peut pas construire cette crèche, cet hôpital, cette ligne de chemin de fer, cela coûte trop cher", il s'agit en fait d'argent qui ne coûterait rien à produire, qui créerait de l'emploi et de l'activité, et qui reviendrait intégralement à l'Etat.

Vous saurez que lorsque le Ministre des Finances indique que le remboursement des intérêts de la dette était de 236 Milliards de Francs en 1999 (soit 450000 F prélevés chaque minute sur le travail des hommes de ce pays), il indique en fait qu'il accepte de payer ces intérêts à des banquiers qui fabriquent de la fausse monnaie.

Vous saurez comment une simple déviation de l'utilisation du mot "profit" en comptabilité a suffit pour rendre tout notre système incompréhensible

Vous saurez qu'il n'y a pas "un gâteau à se partager", mais que ce gâteau peut être assez grand pour tous, mis à part les limites écologiques et de plein emploi qu'il impose.

Vous saurez pourquoi, alors que nous sommes dans une période d'abondance, nous réagissons encore comme si nous étions en période de pénurie.

Vous saurez pourquoi il est indispensable de taxer les capitaux spéculatifs et pourquoi annuler la dette des Pays Pauvres (PVD) ne nous appauvrira en rien; alors, pourquoi ne pas le faire?

Vous saurez pourquoi l'intérêt ajouté au remboursement du capital d'une dette est inique, puisque cela équivaut à payer un intérêt sur un capital en majorité fabriqué par les banques sur un simple jeu d'écriture.

Vous saurez que le jeu des importations – exportations étant de toute façon "à somme nulle", un pays dont la balance d'exportation est bénéficiaire, ne peut le faire qu'en en appauvrissant d'autres.

Vous saurez pourquoi les accords de Maastricht, imposant des déficits publics inférieurs à 3% des PIB, bientôt remplacé par ceux d'Amsterdam les réduisant à 1%, est une erreur fondamentale, empêchant l'Europe de s'enrichir en "biens réels" et limitant la nécessaire intervention de l'administration sur tout ce qui ne devrait pas être "marchandisable" dans la vie des pays.

Vous saurez qu'il existe des solutions simples pour sortir de ces injustices qui créent de plus en plus de pauvres et qui laissent 20 000 enfants mourir de faim chaque jour dans le monde, pendant que des multinationales ou des personnes privées s'enrichissent sans limite.

Encore faut-il le vouloir.

Vous pouvez les commander chez votre libraire ou, pour les deux aux éditions Yves Michel, par internet http://www.souffledor.fr (voir dans "boutique" et faire la recherche "écosociétalisme" ou "holbecq" ) ou directement au Service clients commandes particuliers. Tél. 33 (0) 4 92 65 10 61 contact(at)souffledor.fr, et pour "les 10 mensonges", aux éditions Dangles